Ségur de la santé : revalorisation des carrières

Le 12 avril 2021, à l’occasion de la réunion du comité de suivi du Ségur de la santé et de l’ensemble de ses parties prenantes, le Gouvernement a présenté la deuxième étape des accords du Ségur de la santé, prévoyant la revalorisation des carrières pour les soignants paramédicaux.

Au-delà des augmentations de rémunération pour les soignants aujourd’hui, les accords du Ségur de la santé prévoient également la revalorisation des carrières des soignants paramédicaux, en se fixant deux objectifs :

Le premier, donner des perspectives d’évolutions de rémunération pour les soignants qui soient à la hauteur de leur engagement. Le second, susciter des vocations et attirer les nouvelles générations vers des métiers du soin rendus plus attractifs.

Ces revalorisations des grilles de rémunération ont fait l’objet d’échanges réguliers et soutenus entre les services du ministère et l’ensemble des organisations syndicales représentant les professions paramédicales dans les établissements de santé signataires des accords. Au total, ce sont plus de 500 000 professionnels qui interviennent tous les jours dans les établis- sements sanitaires, médico-sociaux ou encore dans les services sociaux de la fonction publique hospitalière qui sont concernés. Dès 2022 ce sont l’ensemble de ces professionnels, salariés d’une structure publique de l’État ou rattachée à une collectivité locale ainsi que ceux du secteur privé, qui verront leur carrière revalorisée.

Cette revalorisation est la juste récompense pour le travail quotidien fourni par l’ensemble du personnel médical, durement mobilisé depuis le début de la crise sanitaire.

Les informations et les montants des revalorisations

Covid-19 : Assouplissement du protocole sanitaire pour les entreprises

Le ministère du Travail a publié, le mercredi 24 juin, une nouvelle version du protocole national de déconfinement en entreprise, qui assouplit les règles applicables sur les lieux de travail tout en respectant les consignes sanitaires actuelles.

Ce protocole se substitue au précédent, mis en ligne le 3 mai dernier, ainsi qu’aux 90 guides métiers élaborés par le ministère, les autorités sanitaires, branches professionnelles et partenaires sociaux.

La situation sanitaire est en voie d’amélioration significative. Si cette situation permet d’envisager un assouplissement des conditions sanitaires de l’activité, elle ne doit pas conduire à relâcher la vigilance face à un risque épidémique qui subsiste.

Le nouveau protocole national de déconfinement assouplit les règles applicables sur les lieux de travail et facilite le retour à la normalité de l’activité économique, tout en respectant les consignes sanitaires actuelles fixées par le Haut Conseil de la Santé publique 

1) Le respect des gestes barrières et de la distanciation physique est le cœur des mesures de protection des salariés.

  • Le respect d’une distance d’au moins un mètre entre les personnes devient la norme ; la jauge des 4 m2 est désormais un simple outil qui reste proposé à titre indicatif.
  • En cas de difficulté à respecter cette distance d’un mètre, le port du masque est obligatoire pour le salarié.
  • Le salarié porte un masque lorsqu’il est amené à être en contact à moins d’un mètre d’un groupe social constitué librement de personnes qui ne portent pas de masque.

2) Le télétravail n’est plus la norme, mais il reste une solution à privilégier dans le cadre d’un retour progressif à une activité plus présentielle, y compris alternée.

3) Les personnes à risque de forme grave de Covid-19, qui ne bénéficient pas d’un certificat d’isolement, doivent pouvoir télétravailler ou bénéficier de mesures adaptées de protection renforcée.

4) Une attention particulière doit être portée par l’employeur dans l’application des mesures auprès des travailleurs détachés, saisonniers ou à contrat de courte durée.

5) Le protocole précise les consignes de prévention des risques de contamination manu-portée ainsi que d’aération ou encore d’élimination des déchets.

6) Le protocole rappelle la conduite à tenir en cas de salariés présentant des symptômes de Covid-19.

Ce nouveau protocole a vocation à être déployé dans l’ensemble des entreprises dans le cadre d’un dialogue social de proximité.

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StopCovid: Mon intervention sur BFM Business

Ce samedi 30 mai, j’étais, avec Laure De La Raudière, sur le plateau de Frédéric Simottel pour échanger sur l’application StopCovid et les questions qu’elle peut soulever, mais aussi de l’impact du Covid 19 sur le monde du numérique.

Application StopCovid

StopCovid, c’est quoi? Cette application permet de vous prévenir immédiatement si vous avez été en contact rapproché dans les derniers jours avec une personne que vous ne connaissez pas et qui vient d’être testée positive au Covid19. Dans le cadre de l’application, les contacts pris en compte seront les suivants: moins d’1 mètre pendant au moins 15 mn.

L’application StopCovid est développée sous la supervision du ministère des Solidarités et de la Santé et du secrétariat d’État chargé du Numérique. Inria, Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique, a été chargé de développer un prototype d’application et d’instruire les différentes questions techniques. Les travaux s’appuient également depuis le début sur l’expertise de l’ANSSI pour garantir la résilience et la sécurité des solutions étudiées. Ils associent étroitement la CNIL, dans le respect de son indépendance, afin d’apporter toutes les garanties nécessaires de protection de la vie privée.

Les 5 principes fondamentaux de l’application :

Volontariat : L’application n’est pas obligatoire. A chaque étape du processus les utilisateurs ont le choix. Ils choisissent d’installer l’application, d’activer le Bluetooth, de partager l’historique de proximité, de déclarer un diagnostic positif ou de désinstaller l’application.

Respect de la vie privée: StopCovid utilise le signal Bluetooth pour détecter un smartphone à proximité. L’application n’utilise donc à aucun moment la localisation des personnes par les données GPS des téléphones portables. C’est pourquoi, l’application ne pourra pas permettre de savoir où une personne s’est rendue.

Anonyme: Il n’est pas possible de connaitre l’identité de l’utilisateur de l’application. Il n’y a pas de système d’authentification au moment de l’installation de StopCovid. L’application génèrera seulement des pseudonymes (crypto-identifiants éphémères) qui ne seront pas associés à une personne. Seuls ces pseudonymes éphémères sont stockés sur un smartphone et, le cas échéant, partagés vers un serveur central. Personne, pas même l’État, n’aura accès à une liste de personnes diagnostiquées positives ou à une liste des interactions sociales entre les utilisateurs.

Transparence: L’application StopCovid s’inscrit dans une démarche de transparence. C’est pourquoi il s’agit d’une application dont les codes sources et la documentation sont disponibles selon un calendrier lié au développement technique. Cela permettra à l’application d’être améliorée et transparente. De plus, cela permettra à d’autres pays qui n’auraient pas les capacités de développer une telle technologie, de pouvoir développer une solution sur cette base.

Temporaire: StopCovid n’a pas vocation à perdurer après la crise sanitaire. Il s’agit uniquement d’un outil pour limiter la pandémie. De plus, tous les crypto-identifiants n’ayant plus de pertinence d’un point de vue épidémiologique seront régulièrement supprimés (au bout de 15 jours).

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