Inclusion numérique : France Relance en faveur des aidants numériques

Actuellement, 13 millions de français sont éloignés du numérique. Nous devons donc oeuvrer à les accompagner dans la transition numérique. L’inclusion numérique passe par la formation et l’outillage des aidants numériques. Ainsi, dans le cadre du programme France relance pour l’inclusion numérique, 10 millions d’euros sont consacrés à ce volet.

Cette enveloppe est dédiée à la formation et au déploiement sur le territoire de 4.000 conseillers numériques France Services. Cela créera une dynamique de proximité dans l’accompagnement au numérique. Aussi, il s’agira de généraliser l’outil Aidants Connect. Il sécurise juridiquement et techniquement l’opération par laquelle un accompagnateur professionnel réalise une démarche administrative pour le compte d’un usager. Cette enveloppe servira aussi au financement d’une journée et demi de formation pour tous les aidants connectés habilités. De plus, c’est le financement des outils de la galaxie PIX. Ils ont pour but d’évaluer, de développer et de certifier les compétences numériques des aidants dans une perspective de formation et d’amélioration. Enfin, il y aura un soutien financier pour la mise en place de formations certifiantes et non-certifiantes des médiateurs numériques. C’est donc un travail de professionnalisation et de valorisation de ce métier essentiel à l’inclusion numérique.

L’inclusion numérique, plus qu’une avancée dans la transition numérique, est vecteur de lien social, de rapprochement et d’inclusion des isolés.

En savoir plus sur l’aide et l’outillage des aidants connectés.

Le dossier de presse

Le numérique du quotidien au coeur du plan de relance.

Un excellent début d’année pour Lannion

Après de belles fêtes de noël pour le Trégor, l’année 2021 réserve un excellent début d’année pour Lannion et le Trégor en général: l’arrivée de nouvelles entreprises. Cela garantit la création de postes dont, nous l’espérons, les ex-employés de Nokia bénéficieront.

Tout d’abord, c’est l’entreprise américaine Qualcomm qui a choisi d’ouvrir un centre de recherche et de développement. Un centre porté sur la 5G afin de travailler sur l’évolution future du réseau mobile de dernière génération. Ce soutien doit permettre de créer jusqu’à 90 emplois. 80% à 90 % seront localisés de manière pérenne à Lannion.

Aussi, c’est l’annonce de l’entreprise Akka qui annonce la création d’un centre d’expertise à Lannion et ainsi l’embauche de 20 ingénieurs pour ce nouveau centre. Le groupe recherche deux équipes de 10 ingénieurs dans les technologies Cloud et les technologies de conteneurisation et d’automatisation, et l’autre dédiée à la 4G/5G. 

Enfin, c’est Sipartech qui a choisi d’installer une unité dans la zone Pégase de Lannion. Spécialisée dans la fibre optique, cette entreprise développera l’activité numérique et économique du territoire.

Lannion, comme nous le voyons, continue d’assumer et de renforcer sa position de lieu central pour la recherche et le développement des télécommunications du futur avec l’arrivée de ces nouvelles entreprises. Ces dernières ont choisi notre ville pour son attractivité et son cadre de vie. Lannion est donc une ville dynamique, attractive, au rayonnement et à l’utilité nationale. Un travail au quotidien, dont les résultats se font sentir.

Qualcomm : Nouveau Centre R&D sur la 5G à Lannion

L’annonce ce jour de l’ouverture de ce centre de R&D sur la 5G par Qualcomm à Lannion, est une très bonne nouvelle. 

Sous l’impulsion de Bruno Le Maire et d’Agnès Pannier-Runacher, avec le soutien des acteurs locaux, nous œuvrons depuis l’été à la concrétisation de ce projet.

C’est la reconnaissance de l’expertise des hommes et des femmes du Trégor, du dynamisme de son ecosystème d’entreprises, de l’excellence de ses filières de formation, dont l’ENSSAT.

Que le leader mondial de l’innovation technologique sans fil s’implante à Lannion lui sera doublement bénéfique : d’abord par la création d’emplois, mais aussi pour conforter l’attractivité du Trégor et encourager les entreprises présentes à poursuivre leur développement. Lannion s’affirme de plus en plus comme un lieu central pour la recherche et développement des télécommunications du futur.

C’est en ces termes que je me suis entretenu récemment avec Monsieur Wassim Chourbaji Vice-président Senior, pour souhaiter la bienvenue à Qualcomm en Bretagne.

Le communiqué de presse de Qualcomm

Le numérique du quotidien au coeur du plan de relance

En période de pandémie, le numérique a facilité la poursuite de notre vie économique et sociale. À présent, il nous faut garantir à tous l’égalité d’accès au numérique et à ses services. C’est pour cela que l’État investit dès maintenant sur la formation des français et le développement du numérique de proximité, d’un numérique du quotidien. L’objectif est de garantir une bonne connexion internet pour chacun, partout en France.

Le Plan France Très Haut Débit

570 millions d’euros serviront à l’accélération et la généralisation de la fibre optique sur le territoire dans le cadre du plan PFTHD. Aussi, 250 millions d’euros iront dans le perfectionnement de l’inclusion numérique. Enfin, 88 millions d’euros seront alloués à la transformation et l’outillage numérique des collectivités territoriales.

La Bretagne, terre historique du numérique, bénéficiera de 150 millions d’euros sur les 420 millions répartis sur les 12 territoires. Le but est de soutenir la Région Bretagne pour la complétude du réseau fibre, et atteindre en 2025 l’objectif porté par le gouvernement de la généralisation de la fibre sur tout le territoire.

Les mesures de ce plan de relance numérique

Dans le cadre de la cohésion numérique des territoires, les ménages ou entreprises sans couverture numérique suffisante pourront bénéficier de 150 euros d’aide. Le New deal mobile a permis d’identifier 593 nouveaux sites en France où les opérateurs téléphoniques devront déployer une meilleure couverture téléphonique 4G sous les 24 mois.

Aussi, une aide importante sera apportée au projet d’inclusion numérique. Ainsi, 4000 conseillers au numérique seront recrutés, formés, et financés afin de développer des ateliers d’initiation et de perfectionnement au numérique. 40 millions d’euros permettront d’équiper les structures et les lieux de proximité numérique. Enfin, l’outil Aidants Connect va permettre aux aidants de mieux accompagner les français en difficulté dans leurs démarches administratives, tout en bénéficiant d’une formation au numérique.

L’État mise aussi sur la création des tiers-lieux du numérique, le déploiement massif des Pass Numérique, mais aussi l’Incubateur de territoire, afin de favoriser l’inclusion numérique.

« Le numérique du quotidien, c’est une connexion pour chacun » disait Cédric O.

Remise du rapport sur la politique publique de la donnée, des algorithmes et des codes sources

J’ai l’honneur d’avoir remis au Premier Ministre, Jean Castex, mon rapport sur la politique publique de la donnée, l’Open data. Ce rapport, nous l’avons voulu très concret et pratique. Nous avons approfondi 10 cas d’usage qui appuient tous nos arguments et montrent où sont les blocages. Le tout dans un esprit de dialogue constructif et contradictoire avec les acteurs concernés. Parmi ces cas, les modèles épidémiologiques de l’Institut Pasteur pour les prévisions Covid ou les statistiques du Ministère de l’intérieur dont nous demandons l’ouverture. La confiance se construit aussi par la transparence et le dialogue avec les citoyens et la société civile.

Nous voulons aligner et renforcer les incitations des acteurs privés à partager leurs #DIG et sécuriser juridiquement leurs démarches volontaires. Aussi, clarifier le droit de réquisition de données privées en cas de crise pour que l’Etat ne reste pas démuni. Encourager la création de hubs de données sectoriels sur le modèle du Health Data Hub. Créer un dispositif de bac à sable expérimental permettant de déroger au RGPD de manière encadrée pour constituer des jeux d’apprentissage et entrainer des Intelligences Artificielles. De même, il s’agira de renforcer l’effectivité du droit d’accès aux documents administratifs via un pouvoir de sanction de la CADA. Renforcer les moyens de la CNIL et son rôle de conseil. Il faudra établir une politique RH ambitieuse dans la fonction publique (formation, structuration des carrières, rémunérations)

Au total, 37 recommandations pour faire entrer la politique de la donnée dans une nouvelle ère: structurer le pilotage et suivi au niveau interministériel via un renforcement et élargissement des missions du réseau des administrateurs ministériels des données, car certaines données d’acteurs privés sont précieuses pour éclairer l’action publique et dynamiser l’économie. La crise du Covid-19 l’a bien montré et les exemples sont nombreux (santé, télécom), mais le partage a été souvent informel et doit être mieux organisé. L’argument de la sécurité est souvent instrumentalisé pour freiner l’ouverture des données et codes sources. Il y a un besoin d’associer l’expertise de l’ANSSI aux décisions. Les chercheurs et startups accèdent plus facilement aux données utiles à leurs projets dans d’autres pays. Il s’agira donc de décentraliser tout cela dans notre État.

Cette politique a besoin de moyens humains, d’agents mieux formés aux enjeux technologiques à tous les niveaux, et d’attirer des talents. Il faut aussi des infrastructures adéquates de partage et circulation de la donnée. Profitons du Plan de relance.

Il est impossible de citer tous les constats de la mission, mais voici les principaux : Un manque de culture de la data. D’où l’intérêt d’ouvrir les données et les codes n’est pas compris par la majorité des acteurs publics. La politique de la donnée est insuffisamment incarnée. La situation est bloquée aujourd’hui, par un manque de portage politique et administratif et un faux débat « pour ou contre l’ouverture ». Il faut ainsi changer de méthode, pas d’objectif.

Le rapport en une phrase ? Notre pays a besoin de plus d’ouverture. en Open data bien sûr, mais aussi en terme de partage et d’accès sécurisé. Des contrôles des données et des codes sources publics, y compris privés comme les DIG.

Le rapport ici.

Quelques articles de presse: Next Impact, La Gazette, Acteurs Publics.