Ouverture des plages

Depuis le lundi 11 mai, l’ensemble du territoire des Côtes d’Armor connait une levée progressive du confinement, fondée sur un équilibre entre sécurité sanitaire et reprise de la vie quotidienne.

Dans le contexte de l’état d’urgence sanitaire et afin de limiter la propagation du virus, l’accès aux plages, aux plans d’eau et aux lacs sont, en principe, interdits.

Cependant, une autorisation dérogatoire d’ouverture de ces sites peut être accordée par le préfet, à condition que les modalités et les contrôles de nature à garantir le respect des gestes barrières et la distanciation sociale soient mis en place par les communes. Il appartient donc aux maires de solliciter une dérogation auprès du préfet de département pour permettre l’ouverture des plages de leur commune en proposant des mesures d’organisation et de contrôles de nature à permettre le respect des distances physiques, des gestes barrières et de l’interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes.

Retrouvez toutes les informations relatives aux mesures prises dans les Côtes d’Armor sur le site de la préfecture :

Ainsi que la carte des plages ouvertes :

Co-signature du courrier concernant la réouverture des plages

Le 29 Avril, je co-signais avec mes 57 collègues députés une lettre adressée au Premier Ministre ainsi qu’au Ministre des Sports demandant la réouverture des plages. Voici le contenu du courrier :

Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre,

Nous avons écouté avec attention le discours du Premier Ministre prononcé le 28 avril devant l’Assemblée nationale sur la stratégie nationale du plan de déconfinement dans le contexte de la lutte contre l’épidémie Covid-19.

Vous avez déclaré, Monsieur le Premier Ministre, que la vie sociale va reprendre progressivement et qu’ « il sera possible, les beaux jours aidant, de pratiquer une activité sportive individuelle en plein air, en dépassant évidemment la barrière actuelle du km et en respectant les règles de distanciation physique ». Nous approuvons cette mesure qui répond au besoin et à la nécessité de la pratique physique et sportive pour la santé et le bien-être de nos concitoyens.

Nous souhaitons cependant attirer votre attention sur le maintien de l’inaccessibilité des plages au public au moins jusqu’au 1er juin alors que vous levez l’interdiction pour les parcs et jardins dans les départements où le virus ne circule pas de façon active, de même que vous autorisez la réouverture des médiathèques, bibliothèques et petits musées dès le 11 mai.

Les espaces naturels sont propices à la distanciation physique. De nombreuses études médicales démontrent l’effet bénéfique du contact avec la nature sur la santé physique et mentale. Nous considérons que la pra- tique des activités aquatiques et nautiques y contribue largement. C’est pourquoi l’accès aux plages nous semble nécessaire pour permettre la pratique d’activités telles que le surf, le kitesurf, le kayak de mer, la voile, la nage…ainsi que le footing et la marche (nordique, aquatique). Ces activités ne sont pas statiques, peuvent se pratiquer sans proximité physique et sans présenter de risque.

Nous estimons que les départements où la circulation du virus est limitée (catégorie « vert ») sont en mesure de permettre ces pratiques en toute sécurité. Les Fédérations, Ligues, clubs et écoles du littoral ainsi que de nombreux collectifs locaux sont prêts à la mise en œuvre de ces activités en respectant le protocole sanitaire exigé pour protéger les pratiquants. Les fédérations de surf et de voile ont déjà engagé une réflexion avec l’ensemble des acteurs concernés, préfets maritimes, préfets, maires, collectivités territoriales et associa- tions locales pour faire des propositions quant aux possibilités de reprise.

La France est culturellement un pays de la plaisance et des loisirs nautiques. Nous plaidons pour un retour à l’océan et à la mer par l’autorisation de la pratique d’une activité physique responsable et citoyenne à partir du 11 mai. A l’instar de l’Australie, l’installation sur sa serviette ne serait pas autorisée. Le bord de mer sera un lieu de passage et non un espace de sédentarité, selon le concept de « plage dynamique ». Nous faisons confiance au sens des responsabilités de nos concitoyens.

Nous vous remercions pour l’intérêt que vous porterez à cette demande qui est l’expression de l’attente des habitants de nos circonscriptions littorales.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre, l’expression de notre très haute considération.

Bertrand Sorre Député de la Manche

Liliana Tanguy Députée du Finistère

  • 3. Madame Coralie Dubost, Députée de l’Hérault 
  • 4. Monsieur Alain Perea, Député de l’Aude
  • 5. Madame Sereine Mauborgne, Député du Var
  • 6. Monsieur Christophe Euzet, Député de l’Hérault
  • 7. Monsieur Lionel Causse, Député des Landes
  • 8. Monsieur Patrick Vignal, Député de l’Hérault
  • 9. Monsieur Hervé Pellois, Député du Morbihan
  • 10. Madame Blandine Brocard, Députée du Rhône
  • 11. Madame Pascale Fontenel-Personne, Députée de la Sarthe
  • 12. Madame Annie Chapelier, Députée du Gard
  • 13. Madame Jacqueline Dubois, Députée de Dordogne
  • 14. Monsieur Yannick Haury, Député de Loire-Atlantique
  • 15. Monsieur François Cormier-Bouligeon, Député du Cher
  • 16. Madame Véronique Riotton, Députée de Haute-Savoie
  • 17. Madame Danièle Hérin, Députée de l’Aude
  • 18. Madame Graziella Melchior, Députée du Finistère
  • 19. Monsieur Stéphane Travert, Député de la Manche
  • 20. Monsieur Bertrand Bouyx, Député du Calvados
  • 21. Madame Emilie Guerel, Députée du Var
  • 22. Monsieur Didier Le Gac, Député du Finistère
  • 23. Madame Claire Pitollat, Députée des Bouches du Rhône
  • 24. Madame Annaïg Le Meur, Députée du Finistère
  • 25. Madame Frédérique Lardet, Députée de Haute-Savoie
  • 26. Madame Sonia Krimi, Députée de la Manche
  • 27. Madame Sandrine Le Feur, Députée du Finistère
  • 28. Monsieur Pierre Cabaré, Député de Haute-Garonne
  • 29. Madame Alexandra Valette Ardisson, Députée des Alpes-Maritimes
  • 30. Monsieur Éric Bothorel, Député des Côtes d’Armor
  • 31. Monsieur Cédric Roussel, Député des Alpes-Maritimes
  • 32. Madame Béatrice Piron, Députée des Yvelines
  • 33. Madame Marion Lenne, Députée de Haute-Savoie
  • 34. Monsieur Jean-Michel Jacques, Député du Morbihan
  • 35. Monsieur Jimmy Pahun, Député du Morbihan
  • 36. Madame Laurence Gayte, Députée des Pyrénées-Orientales
  • 37. Monsieur Stéphane Claireaux, Député de Saint Pierre et Miquelon
  • 38. Monsieur Hervé Berville, Député des Côtes d’Armor
  • 39. Madame Cécile Rihac, Députée du Val d’oise
  • 40. Monsieur Stéphane Testé, Député de Seine Saint Denis
  • 41. Monsieur Pascal Bois, Député de l’Oise
  • 42. Monsieur Christophe Di Pompéo, Député du Nord
  • 43. Madame Amélia Lakrafi, Députée des Français établi hors de France
  • 44. Monsieur Christophe Blanchet, Député du Calvados
  • 45. Madame Ramlati Ali, Députée de Mayotte
  • 46. Madame Valérie Thomas, Députée du Puy de Dôme
  • 47. Monsieur Buon Tan, Député de Paris
  • 48. Monsieur Jacques Maire, Député des Hauts de Seine
  • 49. Madame Nicole Trisse, Députée de Moselle
  • 50. Monsieur Yves Blein, Député du Rhône
  • 51. Madame Mireille Clapot, Députée de la Drôme
  • 52. Madame Laetitia Saint Paul, Députée du Maine et Loire
  • 53. Monsieur Jean-marc Zulesi, Député des Bouches du Rhône
  • 54. Madame Perrine Goulet, Députée de la Nièvre
  • 55. Madame Sophie Panonacle, Députée de Gironde
  • 56. Monsieur Joël Giraud, Député des Hautes-Alpes
  • 57. Monsieur Yannick Kerlogot, Député des Côtes d’Armor

Courrier adressé à Emmanuel Macron, Président de la République,

Copie adressée à :

  • Monsieur Christophe Castaner, Ministre de l’Intérieur
  • Monsieur Olivier Veran, Ministre des Solidarités et de la Santé

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Mon intervention sur les outils du déconfinement lors du débat à l’Assemblée nationale

Ce mardi 28 avril, je suis intervenu à l’Assemblée nationale lors du débat sur la stratégie de déconfinement présentée par le Gouvernement. Orateur du groupe La République En Marche, j’ai pris la parole sur les questions de logistique sanitaire (masques, tests, outils numériques, etc.).

J’ai rappelé que le confinement a permis efficacement d’endiguer la première vague d’épidémie de Covid-19, mais qu’il s’est révélé coûteux, notamment pour les populations les plus vulnérables. Il nous faut donc en sortir. Compte tenu des incertitudes mises en avant par les scientifiques, la stratégie de déconfinement doit être progressive, souple et adaptative, mobilisant tous les moyens disponibles. Grâce à la mobilisation de tous, Etat, collectivités, entreprises et acteurs de la santé, nous seront prêts pour le 11 mai.

En premier lieu, nous avons reconstitué nos stocks de protection matérielle et pourrons les mettre à disposition de toute la population, afin de réduire les risques de transmission du virus, qu’il s’agisse des masques chirurgicaux et FFP2 ou des masques grand public. Ces masques seront distribués en fonction du degré d’exposition de chacun au virus. Ils devront être disponibles sans rupture d’approvisionnement à des tarifs abordables pour tous. Pour les masques grand public, nous voyons déjà des pratiques de prix abusifs, tout à fait condamnable, qui doivent nous faire reconsidérer la question de l’encadrement tarifaire.

En second lieu, nous pourrons nous appuyer sur des capacités d’identification rapide des cas, de leurs contacts, et d’isolement des patients contagieux, grâce à la mobilisation de tous les professionnels de santé et de brigades sanitaires au plus près des territoires. Nous mettrons la priorité sur les tests diagnostiques « PCR » et disposerons de 500 à 700.000 tests par semaine au 11 mai, de quoi répondre aux besoins anticipés par les modèles épidémiologiques.

Dans ce dispositif sanitaire, les outils numériques ont vocation à occuper une place toute particulière, qu’ils permettent de soutenir la logistique (réalisation et rendu des résultats des tests, gestion des ressources hospitalières, transfert des données en temps réel aux systèmes de surveillance épidémiologique), ou à faciliter la reconstitution des contacts d’une personne positive. Sur ce dernier point, l’application StopCovid peut se révéler extrêmement précieuse, de l’avis des spécialistes et épidémiologistes. En prévoyant toutes les garanties en matière de protection des données personnelles et du consentement de l’utilisateur, il nous faut écouter ces experts, sans naïveté, et poursuivre le développement de ce projet souverain, quitte à l’abandonner s’il ne fait pas ses preuves. Nous ne saurions, par principe, refuser un outil à l’avance pour réaliser, par la suite, que nous en aurions eu besoin.