Visite d’Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Industrie

J’ai eu le plaisir d’accueillir la ministre déléguée en charge de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher dans le Trégor. L’industrie dans ce qu’elle offre comme opportunités, dans ce qu’elle connait de certaines difficultés, a été au coeur de nos échanges avec les acteurs et les élus locaux.

Twitter/ebothorel

Lundi 27 juillet 2020, « il n’est pas question de laisser Lannion mourir à petit feu », déclaration de la ministre Agnès Pannier-Runacher sur CNEWS au matin même de sa venue à Lannion. Un déplacement réactif suite à l’annonce d’un plan social par le groupe finlandais NOKIA portant sur 1233 suppressions d’emploi en France, dont 402 sur le site de Lannion.

13h25 : arrivée de la ministre Agnès Pannier-Runacher à Lannion
13h30 : Echanges avec les élus du territoire
15h : Echanges avec les organisations syndicales
16h35 : Séquence à la rencontre des salariés de Nokia
17h : Visite de LUMIBIRD

Nous y sommes accueillis par son PDG, Marc Le Flohic. Lumibird, le champion européen du Laser, est un groupe installé à Lannion qui ne cesse d’innover, de concevoir dans plusieurs domaines d’activité : la santé, La défense, le spatial.

Juillet : Temps Forts

Lundi 6 Juillet :

J’ai accueilli à ma permanence de Lannion le syndicat Alliance Police Nationale, la profession a fait face lors des récents événements, il faut renforcer les équipes pour leur permettre de remplir leurs missions, j’y suis attaché et je ne manquerai pas d’évoquer ce sujet avec le Ministre de l’Intérieur.

Samedi 4 Juillet :

J’étais à la manifestation contre les suppressions de postes chez Nokia, aux côtés des acteurs de l’écosystème trégorois. Cette décision est inacceptable et nous nous battrons pour que les emplois soient préservés.

J’ai répondu à l’appel des agriculteurs pour évaluer sur place les dégâts du Choucas des tours sur les exploitations. Je me suis adressé aux agriculteurs ainsi : » On tâtonne, on doit aller plus vite. Je comprends votre impatience. Il faut qu’on arrive à un résultat, plutôt qu’à des annonces !« 

Suppression d’emplois chez Nokia : un contre-sens de l’histoire qui doit être revu de toute urgence

Ce lundi 22 juin, le groupe Nokia a annoncé aux instances représentatives du personnel son intention de supprimer 1.233 postes sur ses sites de Nozay et Lannion.

À Lannion, 402 postes seraient concernés, ce qui correspond à une division par deux du centre de compétences mondiales dans le domaine de la cybersécurité. Ce plan, d’une ampleur sans précédent, est un contre-sens historique et technologique qui ne saurait être accepté. 

Pour la première fois, la recherche et développement (R & D) n’est pas épargnée, en contradiction totale avec les engagements pris par Nokia en 2016 lors du rachat d’Alcatel-Lucent. Le groupe promettait alors de maintenir les effectifs français pendant deux ans et de recruter 500 personnes en R & D pour constituer un pôle de recherche central, notamment sur la 5G.

Les difficultés de l’équipementier sur la 5G ne sauraient le conduire à se priver de ses talents de Nozay et Lannion, sauf à acter définitivement un échec et se désengager du marché français sous couvert d’un projet de rationalisation de ses activités.

Cette décision inacceptable doit être revue de toute urgence, et je prendrai toute la part qui me revient dans les discussions à venir pour trouver une issue positive. 

A défaut, et sans défaitisme ni résignation prématurée, j’ai la solide conviction que l’écosystème trégorois saura s’appuyer sur ses jeunes pousses, TPE-PME et grandes entreprises pour consolider l’excellence de ses filières numérique et photonique. Son attractivité, reconnue de tous, reste soutenue par de très nombreux atouts qui ne se résument pas à la présence d’une seule entreprise.

crédit photo

22/6 sur France Info : Suppressions de postes chez Nokia

Le Lundi 22 Juin, j’était interviewé par France Info suite à l’annonce de la suppression de près de 400 postes sur le site de NOKIA Lannion, « Incompréhensible ». J’affirme mon soutien auprès des syndicats contre cette décision injustifiée.

Qwant prévoit de s’implanter à Lannion

« De nombreuses collaborations à venir grâce à un écosystème rare à Lannion »

J’ai eu le plaisir d’accueillir jeudi dernier l’équipe de Qwant, le nouveau moteur de recherche français qui envisage de s’installer à son tour à Lannion. Ils ont été agréablement surpris de découvrir une ville dans laquelle l’innovation numérique est intense et fait de celle-ci un lieu propice à l’expérimentation. Alors même que la start-up assume pleinement sa dimension européenne, il veut mettre en valeur nos territoires en commençant par la Corse et la Bretagne.

Éric Léandri, le fondateur de Qwant propose une solution alternative aux principaux moteurs de recherche de l’Internet, au premier rang desquels le géant du net Google.

Qwant fait du respect de la vie privée, le pilier du bon fonctionnement de son modèle. Sa politique de confidentialité est d’ailleurs très claire à ce sujet : « Lorsque vous utilisez Qwant comme moteur de recherche, nous ne mettons sur votre navigateur aucun cookie qui permettrait de vous reconnaître à chaque utilisation ou de vous suivre partout sur Internet. Nous n’utilisons aucun dispositif de traçage. Nous ne collectons et ne conservons aucun historique des recherches. Lors d’une requête, celle-ci est immédiatement anonymisée dans la mesure où elle est dissociée de votre adresse IP, en conformité avec les préconisations de la CNIL. En bref, ce que vous faites avec Qwant reste votre vie privée et nous ne voulons pas le savoir. »

 

Aperçu de la dernière version de Qwant

Le moteur de recherche européen, qui innove dans la manière d’utiliser Internet, ne cesse de gagner des parts de marché et devient même l’un des 1000 sites les plus consultés à l’international. L’équipe de Qwant coopère uniquement avec des entreprises qui respectent le RGPD et les données personnelles des utilisateurs. La règle phare de Qwant est en effet ainsi formulée : « Oui sur les données, non sur les données personnelles », une manière d’insister sur leur volonté de participer à la révolution numérique tout en respectant la liberté des individus.

Nous avons longuement échangé sur l’écosystème de la technopole avec les directeurs de laboratoires et les maîtres de conférences de l’Enssat et de l’IUT Lannion, qui n’ont pas manqué d’arguments quant à l’attractivité de notre territoire.  Le réseau LTE de la plateforme « Test & Plug » basée à Nokia permet en effet de réaliser des expérimentations sur l’IoT dans des conditions bien meilleures qu’ailleurs en France. A l’issue de ces discussions, une potentielle coopération entre Qwant et Nokia, bien implanté dans les terres lannionaises, a été évoquée pour travailler sur certaines innovations liées à la 5G. La philosophie similaire des deux entreprises quant à la cybersécurité favorise tout autant cette collaboration.

Aujourd’hui, la quasi-totalité des smartphones vendus en France et en Europe sont équipés d’un système d’exploitation mobile iOS ou Android imposant par défaut le même moteur de recherche à leurs utilisateurs. De plus, il collecte et analyse l’intégralité des données de chaque individu. C’est pour contrer cette logique et déverrouiller les freins à une juste concurrence que j’ai porté, il y a quelques mois, un amendement qui a été adopté après plusieurs réécritures. Il s’agit de permettre aux fabricants de smartphones de mettre en avant des moteurs de recherche alternatifs aux acteurs implantés historiquement dans les terminaux mobiles, et notamment ceux qui permettent de mieux protéger les données personnelles des utilisateurs. C’est pourquoi je me sens particulièrement concerné par l’essor de Qwant et me réjouirais qu’il concrétise ses projets lannionais.

L’innovation au service du bien commun, telle est la devise du numérique que la France porte en Europe. Et gageons que notre voix singulière ne manquera pas de retentir à mesure que nos pépites gagneront en importance.