Qwant prévoit de s’implanter à Lannion

« De nombreuses collaborations à venir grâce à un écosystème rare à Lannion »

J’ai eu le plaisir d’accueillir jeudi dernier l’équipe de Qwant, le nouveau moteur de recherche français qui envisage de s’installer à son tour à Lannion. Ils ont été agréablement surpris de découvrir une ville dans laquelle l’innovation numérique est intense et fait de celle-ci un lieu propice à l’expérimentation. Alors même que la start-up assume pleinement sa dimension européenne, il veut mettre en valeur nos territoires en commençant par la Corse et la Bretagne.

Éric Léandri, le fondateur de Qwant propose une solution alternative aux principaux moteurs de recherche de l’Internet, au premier rang desquels le géant du net Google.

Qwant fait du respect de la vie privée, le pilier du bon fonctionnement de son modèle. Sa politique de confidentialité est d’ailleurs très claire à ce sujet : « Lorsque vous utilisez Qwant comme moteur de recherche, nous ne mettons sur votre navigateur aucun cookie qui permettrait de vous reconnaître à chaque utilisation ou de vous suivre partout sur Internet. Nous n’utilisons aucun dispositif de traçage. Nous ne collectons et ne conservons aucun historique des recherches. Lors d’une requête, celle-ci est immédiatement anonymisée dans la mesure où elle est dissociée de votre adresse IP, en conformité avec les préconisations de la CNIL. En bref, ce que vous faites avec Qwant reste votre vie privée et nous ne voulons pas le savoir. »

 

Aperçu de la dernière version de Qwant

Le moteur de recherche européen, qui innove dans la manière d’utiliser Internet, ne cesse de gagner des parts de marché et devient même l’un des 1000 sites les plus consultés à l’international. L’équipe de Qwant coopère uniquement avec des entreprises qui respectent le RGPD et les données personnelles des utilisateurs. La règle phare de Qwant est en effet ainsi formulée : « Oui sur les données, non sur les données personnelles », une manière d’insister sur leur volonté de participer à la révolution numérique tout en respectant la liberté des individus.

Nous avons longuement échangé sur l’écosystème de la technopole avec les directeurs de laboratoires et les maîtres de conférences de l’Enssat et de l’IUT Lannion, qui n’ont pas manqué d’arguments quant à l’attractivité de notre territoire.  Le réseau LTE de la plateforme « Test & Plug » basée à Nokia permet en effet de réaliser des expérimentations sur l’IoT dans des conditions bien meilleures qu’ailleurs en France. A l’issue de ces discussions, une potentielle coopération entre Qwant et Nokia, bien implanté dans les terres lannionaises, a été évoquée pour travailler sur certaines innovations liées à la 5G. La philosophie similaire des deux entreprises quant à la cybersécurité favorise tout autant cette collaboration.

Aujourd’hui, la quasi-totalité des smartphones vendus en France et en Europe sont équipés d’un système d’exploitation mobile iOS ou Android imposant par défaut le même moteur de recherche à leurs utilisateurs. De plus, il collecte et analyse l’intégralité des données de chaque individu. C’est pour contrer cette logique et déverrouiller les freins à une juste concurrence que j’ai porté, il y a quelques mois, un amendement qui a été adopté après plusieurs réécritures. Il s’agit de permettre aux fabricants de smartphones de mettre en avant des moteurs de recherche alternatifs aux acteurs implantés historiquement dans les terminaux mobiles, et notamment ceux qui permettent de mieux protéger les données personnelles des utilisateurs. C’est pourquoi je me sens particulièrement concerné par l’essor de Qwant et me réjouirais qu’il concrétise ses projets lannionais.

L’innovation au service du bien commun, telle est la devise du numérique que la France porte en Europe. Et gageons que notre voix singulière ne manquera pas de retentir à mesure que nos pépites gagneront en importance.

 

 

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