
Crédit : Ouest-France

Crédit : Ouest-France
Plan Relance Tourisme : le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé, jeudi 14 mai, à l’issue d’un comité interministériel, un plan de soutien aux professionnels de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme.
En 2019, la France était la première destination touristique mondiale. Le secteur, qui représente deux millions d’emplois directs et indirects et 8% du PIB de la France, fait face à la pire épreuve de son histoire moderne.
Le soutien aux entreprises et salariés des secteurs hôtellerie-cafés-restauration, et plus généralement au tourisme et à l’événementiel culturel et sportif, constitue une priorité nationale.
Le Gouvernement met en place un plan de soutien massif, sans précédent, de 18 milliards d’euros, qui englobe notamment les mesures de chômage partiel, les prêts garantis par l’État, les exonérations sociales ou encore les reports d’impôts.
Le plan comporte des mesures d’urgence :
Par ailleurs, le plafond journalier des tickets-restaurants est doublé, de 19 à 38 euros. Ils seront utilisables le week-end.
Le plan comporte également des mesures de relance :
Le Premier ministre a évoqué également la perspective d’une réouverture des hôtels, restaurants et lieux de tourisme dans les prochaines semaines :
L’objectif prioritaire du Gouvernement est d’éviter le risque d’une deuxième vague qui annulerait les efforts des Français pendant deux mois de confinement.
Ce mardi 28 avril, je suis intervenu à l’Assemblée nationale lors du débat sur la stratégie de déconfinement présentée par le Gouvernement. Orateur du groupe La République En Marche, j’ai pris la parole sur les questions de logistique sanitaire (masques, tests, outils numériques, etc.).
J’ai rappelé que le confinement a permis efficacement d’endiguer la première vague d’épidémie de Covid-19, mais qu’il s’est révélé coûteux, notamment pour les populations les plus vulnérables. Il nous faut donc en sortir. Compte tenu des incertitudes mises en avant par les scientifiques, la stratégie de déconfinement doit être progressive, souple et adaptative, mobilisant tous les moyens disponibles. Grâce à la mobilisation de tous, Etat, collectivités, entreprises et acteurs de la santé, nous seront prêts pour le 11 mai.
En premier lieu, nous avons reconstitué nos stocks de protection matérielle et pourrons les mettre à disposition de toute la population, afin de réduire les risques de transmission du virus, qu’il s’agisse des masques chirurgicaux et FFP2 ou des masques grand public. Ces masques seront distribués en fonction du degré d’exposition de chacun au virus. Ils devront être disponibles sans rupture d’approvisionnement à des tarifs abordables pour tous. Pour les masques grand public, nous voyons déjà des pratiques de prix abusifs, tout à fait condamnable, qui doivent nous faire reconsidérer la question de l’encadrement tarifaire.
En second lieu, nous pourrons nous appuyer sur des capacités d’identification rapide des cas, de leurs contacts, et d’isolement des patients contagieux, grâce à la mobilisation de tous les professionnels de santé et de brigades sanitaires au plus près des territoires. Nous mettrons la priorité sur les tests diagnostiques « PCR » et disposerons de 500 à 700.000 tests par semaine au 11 mai, de quoi répondre aux besoins anticipés par les modèles épidémiologiques.
Dans ce dispositif sanitaire, les outils numériques ont vocation à occuper une place toute particulière, qu’ils permettent de soutenir la logistique (réalisation et rendu des résultats des tests, gestion des ressources hospitalières, transfert des données en temps réel aux systèmes de surveillance épidémiologique), ou à faciliter la reconstitution des contacts d’une personne positive. Sur ce dernier point, l’application StopCovid peut se révéler extrêmement précieuse, de l’avis des spécialistes et épidémiologistes. En prévoyant toutes les garanties en matière de protection des données personnelles et du consentement de l’utilisateur, il nous faut écouter ces experts, sans naïveté, et poursuivre le développement de ce projet souverain, quitte à l’abandonner s’il ne fait pas ses preuves. Nous ne saurions, par principe, refuser un outil à l’avance pour réaliser, par la suite, que nous en aurions eu besoin.
Face au coronavirus, il existe des gestes simples pour préserver votre santé et celle de votre entourage :
Les professionnels et établissements de santé ont été informés rapidement de la situation et des recommandations sur la prise en charge d’éventuels cas en France leur ont été délivrées, afin que l’ensemble du système de santé Français soit prêt pour faire face à la maladie.
Le 13 février, il a été demandé à chaque Agence régionale de santé d’activer le plan ORSAN REB dans sa région. L’objectif de ce plan est d’organiser la mobilisation du système de santé pour se préparer à une éventuelle circulation active du Coronavirus COVID-19 sur le territoire français.
L’évolution de la situation internationale est suivie de près par les autorités sanitaires avec l’ensemble des acteurs concernés en lien avec l’OMS.
Le ministère chargé de la Santé s’engage à communiquer sans délai pour chaque cas confirmé mais ne délivre pas d’information sur les cas en cours d’investigation (cas suspect, cas possible en cours de bilan…).
Pour un bon usage des numéros d’appel :
Le port des masques chirurgicaux (anti-projections) est réservé aux personnes malades, aux personnes contact des personnes à risque modéré/élevé, aux professionnels de santé recevant des personnes malades, aux personnes chargées du secours à victimes et des transports sanitaires en cas de suspicion de contact avec une personne malade.
Le reste de la population ne doit pas porter de masque. Les officines ont été invitées à ne pas distribuer de masques en dehors de ces 2 cas ou d’une indication médicale.
J’appelle le numéro vert national au 0 800 130 000, pour toute question générale sur le COVID 19.
J’appelle le 0 800 35 00 17 activé pour les demandes en lien avec la gestion du cluster dans le Morbihan (volet santé) de 8H30 à 19H
Pour le milieu du travail, la DIRECCTE Bretagne a mis en place le 02 99 12 21 44 pour les questions des entreprises comme des salariés (joignable e 9H à 18H)
Pour les questions relatives aux rassemblements, mairies, etc., la préfecture de région a ouvert une plateforme régionale de réponse du lundi au vendredi, de 8h30 à 17h30, via la plateforme téléphonique nationale : 0800 130 000
J’appelle le SAMU Centre 15 uniquement si je suis concerné :
Si vous présentez des symptômes d’infection respiratoire, merci d’appeler votre médecin traitant (médecine ambulatoire).
La règle du maintien en « quatorzaine » à domicile pour les personnes revenant des zones de circulation virale à l’étranger a été levée. Les personnes sont invitées à limiter leur vie sociale et à s’auto surveiller (prise de température et apparition éventuelle de symptômes deux fois par jours).
Par analogie, il convient de considérer que cette doctrine s’applique également pour toutes les personnes venant des zones de circulation virale en France (l’Oise, Haute Savoie, Haut-Rhin).
S’agissant du cluster breton (cas groupés sur une zone géographique limitée), 7 communes sont concernées : Auray, Carnac, Crac’h, Brec’h, Saint-Pierre Quiberon, Saint-Philibert et Saint Anne d’Auray. Pour les personnes qui y résident et qui présenteraient les symptômes (fièvre, taux et difficulté respiratoire) : faire le 15.
Pour toutes autres questions non médicales, appelez le n° vert national (gratuit) au 0 800 130 000.
Concernant les cas contacts, il est important de rappeler qu’ils sont identifiés uniquement par l’équipe d’investigation sanitaire en lien avec santé publique France. Aucune démarche n’est à faire, il n’est pas nécessaire de se signaler auprès de l’ARS Bretagne. Un test diagnostique développé par le centre national de référence des virus respiratoires (Institut Pasteur) est actuellement disponible en France.
Les Entreprises :
L’Etat considère le coronavirus COVID-19 comme un “cas de force majeure” ainsi les entreprises qui ont des marchés publics d’Etat ne seront pas pénalisées en cas retard de livraison. Depuis le 2 mars la Banque publique d’Investissement (BPI) se porte garante de l’ensemble des prêts demandés par les PME afin de les accompagner pendant cette période difficile.
Une cellule de continuité économique a été activée le 3 mars au ministère de l’Économie. Cette cellule va permettre d’obtenir toutes les informations nécessaires sur la situation économique du pays en temps réel, de mieux gérer l’impact de cette crise sanitaire sur notre économie en prenant des décisions quotidiennes qui pourraient s’avérer nécessaires.
Foire aux Questions :
Au vu des données disponibles sur la survie des coronavirus le risque d’être infecté par le Coronavirus COVID-19 en touchant un objet importé d’une zone à risque est considéré comme extrêmement faible.
Les mesures d’hygiène standard (lavage des mains, nettoyage de surfaces) sont efficaces. Il’y a donc pas de contre-indication à se faire livrer des colis de Chine.
Il n’y pas de restriction particulière concernant l’utilisation des médicaments provenant de la Chine.
Je soutiens la décision du Premier ministre d’engager la responsabilité du Gouvernement sur le projet de loi instituant un système universel de retraite. C’est un 49-3 de rassemblement puisque le texte reprend les enrichissements de la majorité : nouveaux droits pour les femmes, les handicapés, les jeunes… Ainsi que certains amendements issues des oppositions (300 amendements au total de la majorité et des oppositions). Par exemple, les députés communistes ont fait part de demandes précises sur la retraite des égoutiers qui justifiait des garanties. Le Gouvernement a donc retenu leur amendement : les égoutiers recrutés avant le 1er janvier 2022 pourront partir à la retraite à 52 ans.
Par rapport au texte initial, le texte proposé au vote se trouve considérablement enrichi avant de poursuivre sa discussion au Sénat et de revenir à nouveau à l’Assemblée. Il apporte de nouveaux droits et de nouvelles garanties aux assurés :
Ce 49.3 met fin à un non-débat, après 115 heures de débat, les discussions n’avançaient pas du fait du blocage de 33 députés sur 577. 115 heures pour 7 articles, cela veut dire des milliers d’heures pour aller au bout des 65 articles. Nous regrettons qu’un débat essentiel pour l’avenir des Français ait été empêché par l’obstruction systématique des groupes LFI et GDR depuis deux semaines. Ceux ci ont affirmé dès le 1er jour un objectif : que ce texte ne voie jamais le jour, au risque d’abîmer nos institutions démocratiques.
L’usage du 49-3 permet à nos institutions de fonctionner normalement et de mettre fin à ce non- débat. On ne peut pas bloquer indéfiniment le Parlement car c’est priver les Français de grandes lois qu’ils attendent : si l’on passe des semaines sur la réforme des retraites, on bloque d’autres textes tout aussi attendus : loi grand âge pour l’autonomie des personnes âgées, loi bioéthique qui donne de nouveaux droits attendus, loi décentralisation…
La pénibilité constitue l’un des sujets sur lesquels syndicats et patronat devront trouver un accord dans le cadre conférence de financement. Ce sujet reste ouvert, le débat n’est pas fini, nous sommes déterminés à avancer sur ce sujet qui est une des priorités du Groupe.
La mobilisation a eu lieu pendant plusieurs semaines en décembre, le Gouvernement a entendu les inquiétudes et y a répondu en concertant largement les professions concernées. Jean Luc Mélenchon exige un retrait de la réforme qui n’aura évidemment pas lieu. Nous aurions préféré que les députés LFI acceptent de parler du fond et fassent des propositions dans le cadre du débat à l’AN avant de les voir crier à la censure sur des plateaux TV.
Les oppositions ont décidé de déposer une motion de censure. Il y aura un vote. Puis les débats pourront reprendre dans un climat apaisé, nous l’espérons, d’abord sur la loi organique à l’Assemblée nationale, puis au Sénat.
La conférence de financement se poursuit : sur des mesures de financement, autour de mesures de prise en compte de la pénibilité et sur la gouvernance.
Déclaration de Sibeth Ndiaye, porte parole du Gouvernement (BFM) sur le calendrier : « Si nous souhaitons que la loi puisse être appliquée avant la fin de ce quinquennat, (…) en particulier pour des mesures de justice sociale, comme la mise en place d’un minimum de pension pour tous les Français qui ont des carrières complètes, il faut que nous puissions disposer du temps nécessaire aux mesures d’application de la loi, on estime qu’il faut à peu près un an pour le faire, donc il faut que la loi sur les retraites soit adoptée dans l’année 2020, on a un impératif qui ne nous appartient pas, c’est que le Sénat s’arrête pour cause renouvellement d’une partie des sénateurs entre le mois de juillet et le mois d’octobre (…). »