Question au Gouvernement sur la situation de Sophie Pétronin

J’ai interrogé Madame Nathalie Loiseau, Ministre auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes, sur la situation de Sophie Pétronin, otage française retenue depuis décembre 2016 au Mali par les terroristes du groupe Jamaat Nosrat, groupe terroriste affilié à Al-Qaïda.

Vous trouverez ci-dessus la vidéo de mon intervention et le verbatim ci-après :

« Merci Monsieur le Président.
Ma question s’adresse à Madame Nathalie Loiseau, Ministre auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée des Affaires européennes.

« Je ne lâcherai rien, je n’abandonnerai jamais »
Ces mots sont ceux de Sébastien, le fils de Sophie Pétronin avec lequel je me suis entretenu au téléphone hier soir.

Sophie Pétronin, 72 ans, notre compatriote est retenue au Mali depuis le 24 décembre 2016, soit plus de 450 jours de détention. Médecin, elle dirigeait une association humanitaire, à Gao, venant en aide aux femmes enceintes et aux orphelins. La dernière preuve de vie de Sophie Pétronin daterait du jeudi 1er mars et a été envoyée par les terroristes du groupe Jamaat Nosrat, groupe terroriste affilié à Al-Qaïda.

450 Jours, c’est long, très long. Trop Long.

Par le passé, j’ai partagé le quotidien de ces familles qui attendent le retour d’un proche. Certaines associations leur apportent un soutien essentiel, et je veux saluer ici la mobilisation de l’une d’entre elles, « Otage du monde », et de mes amis : Ingrid Bettancourt, Martine Gauffeny Jean-Louis Normandin et Patricia. Ces associations contribuent à maintenir une solidarité et une chaleure humaine dans ces longs moments de détresse des proches.

Le temps qui passe sans nouvelles est insoutenable, et je comprends que les proches de Sophie Pétronin, comme d’autres familles dans une situation similaire par le passé, choisissent désormais d’exprimer publiquement leur détresse. Mais au-delà de cette détresse, c’est surtout leur détermination à pouvoir serrer leur maman, leur tante, leur amie, dans leurs bras un jour prochain, demain, qui doit compter pour nous.

Madame la Ministre, la France n’est pas elle-même tant qu’une de ses compatriotes est retenue loin des siens, contre son gré.

Madame la Ministre, quels éléments pouvez vous communiquer à la représentation nationale quant aux efforts fournis par le gouvernement pour que Sophie rejoigne les siens, et qu’elle entende, où qu’elle soit car je suis certain que ce message lui parviendra « Sophie, nous ne vous oublions pas ». »