Restons unis, responsables et solidaires face à cette deuxième vague

(ci-dessous la version complète de l’article publié par Ouest-France https://t.co/YoGkQRVIca)

Il n’y a pas de solution parfaite quand la pandémie frappe à la porte du monde.

Nous devons affronter une deuxième vague qui surprend tous les pays d’europe par son ampleur et sa fulgurance, malgré l’adoption d’un arsenal de mesures sanitaires de même nature : l’Irlande, la Belgique et le Royaume-Uni confinent leurs populations ; les Pays-Bas interdisent les réunions à plus de trois personnes. La plupart des pays d’Europe ordonnent la fermeture des commerces non essentiels.

En France, les projections de l’Institut Pasteur nous amènent à envisager, si nous ne changeons rien, 8.640 patients en réanimation d’ici la mi-novembre, soit bien plus de patients que ce que notre personnel de santé, déjà très éprouvé, peut prendre en charge. Déjà, le 31 octobre les hôpitaux de Saint-Brieuc ont sonné l’alarme : il ne reste qu’une seule place en réanimation.

C’est pourquoi le Président de la République a décidé de renforcer les mesures de couvre feu en décidant un confinement généralisé, dont les modalités sont connues de tous, et qui doit nous permettre d’enrayer la courbe de contaminations qui menacent la santé des Français.

Les commerçants ne sont pas responsables. Les hôtesses de caisse des grandes surfaces non plus.

Afin de préserver notre économie, ce confinement est moins strict qu’au printemps mais je comprends les inquiétudes de plusieurs secteurs. Je me suis entretenu ce week-end avec le ministre de la Santé, plusieurs maires de la circonscription, la présidente de la CPME Bretagne, le président de l’Union Commerciale de Paimpol, et j’étais samedi auprès d’un des adhérents d’Intermarché.

Eric Bothorel s’entretient avec les commerçants paimpolais

Certains responsables politiques demandent un traitement équitable de l’accès aux biens de consommation entre le commerce de centre ville, les grandes surfaces, et les sites de e-commerce. Ce sera fait ce mardi par décret : en plus de l’interdiction des ventes de livres, les rayons « non-essentiels » des grandes et moyennes surfaces seront fermés. Je serai vigilant à la mise en pratique de ces règles de bon sens.

D’autres, parfois les mêmes, et alors qu’ils sont aussi présidents de conseil de surveillance de leur hôpital, réclament la réouverture de tous les commerces. Soyons clairs : cela signifie la levée du confinement, et ce serait parfaitement irresponsable compte tenu des graves enjeux sanitaires auxquels nous sommes confrontés. Je refuse que les médecins aient à choisir demain quel patient sauver, par exemple entre un malade du Covid et un accidenté de la route. Mais c’est bien ce qui nous attend si nous relâchons collectivement les efforts.

La période qui s’ouvre s’annonce difficile mais nous ne laisserons personne de côté. Nous enrichirons les dispositifs de soutien à destination des secteurs fragilisés par les mesures de confinement. Parmi les nouveautés de cet automne : le crédit d’impôt pour les propriétaires permettant d’annuler un mois de loyer. Mais aussi le « retrait commande », qui ne sera pas compté dans le chiffre d’affaires des commerçants qui mettront en place un dispositif de « click and collect ». Je rappelle que le numérique peut également être un levier de soutien à l’activité, à l’image de la plateforme que la Région Bretagne a déployé pour rapprocher consommateurs et producteurs. Et si d’autres mesures de compensation sont nécessaires, je me suis engagé à les étudier et, le cas échéant, les défendre en projet de loi de finances.

Nous devons tenir bon et respecter ce confinement. Nous devons surmonter cette deuxième vague. C’est le seul et unique enjeu des prochains jours, des prochaines semaines. Plus nous serons mobilisés, et plus nous pourrons peut-etre, envisager un retour à la normale de nos relations que nous chérissons tous.

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