Proposition de loi visant à protéger les mineurs des réseaux sociaux : Opinion du député Eric Bothorel

La proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux, portée par la députée Laure Miller  a été adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale le 26 janvier 2026.
Ce texte, présenté comme une réponse aux inquiétudes croissantes sur les effets des plateformes numériques sur la santé mentale et le bien-être des jeunes, propose notamment d’interdire l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans, ainsi que des mesures complémentaires destinées à restreindre l’usage des smartphones dans les établissements scolaires et à renforcer la sécurité des jeunes en ligne. 

« La France peut, certes, montrer la voie par une proposition de loi d’appel, mais les outils existent déjà ; ils ne demandent qu’à être pleinement mis en œuvre et renforcés. Je pense notamment au Digital Services Act et à ses lignes directrices. Rendons les contraignantes ! »

Extrait d’une des prises de parole du député Eric Bothorel lors de la séance du 26 janvier

En effet, c’est à la fois par les lignes directrices du DSA, et en les rendant contraignantes, que nous aurons une action efficace et opérante pour protéger nos jeunes des effets néfastes des réseaux sociaux.

J’ai également alerté sur un risque d’inconstitutionnalité de cette PPL, lié à l’insuffisante garantie du principe de proportionnalité entre la protection de l’enfance et les droits constitutionnellement garantis, notamment la liberté d’information et de communication.

La loi adoptée par l’Assemblée pose ainsi le principe d’une majorité numérique. Elle devra encore être consolidée par le Sénat, examinée au niveau européen et validée par le Conseil constitutionnel.

Retrouvez ci-dessous des extraits vidéo de mes prises de parole lors de l’examen de cette proposition de loi en séance le 26 janvier, ainsi que mon communiqué de presse publié suite à son adoption.

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Ma question écrite au sujet des retards des décrets de la loi sur la prise en charge du cancer du sein.

J’interpelle la ministre de la Santé sur l’absence de décrets d’application de la loi du 5 février 2025 garantissant la prise en charge intégrale des soins liés au cancer du sein par l’Assurance maladie.
Une avancée votée à l’unanimité ne peut rester lettre morte.

⬇️ Retrouvez ci-dessous le contenu de ma question écrite :

QANR5L17QE11871

Parlement des enfants – Rencontre avec les élèves de l’école publique de Trévou-Tréguignec.

Dans le cadre de la 29ème édition du Parlement des enfants, j’ai eu le plaisir de rencontrer et d’échanger avec les élèves de CM1 et de CM2 de l’école publique de Trévou-Tréguignec.
Cette année, les classes retenues dans le cadre de cette opération nationale doivent rédiger une proposition de loi sur la thématique suivante :
la protection des mineurs face aux dangers des réseaux sociaux.

Merci aux élèves pour ces discussions riches et engagées, ainsi qu’à leur enseignante pour l’accompagnement et le suivi effectués autour de ce projet.

➡️ Le Parlement des enfants est un dispositif éducatif national destiné à faire découvrir aux élèves le fonctionnement des institutions de la République, et plus particulièrement le rôle du Parlement. Il s’adresse exclusivement aux élèves de CM2 et de 6ᵉ.
Chaque année, deux classes par circonscription électorale peuvent participer. Les élèves sont invités à travailler sur un thème de société et à élaborer une proposition de loi, en suivant une démarche proche du travail parlementaire.
Ce projet vise à développer la culture civique, l’esprit critique et les compétences d’argumentation, tout en offrant aux élèves une première expérience concrète de la démocratie représentative.

📱​ Mineurs et réseaux sociaux : la proposition de loi revue à la baisse après l’avis du Conseil d’État.

La proposition de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans a été fortement modifiée après un avis critique du Conseil d’État. Jugeant certaines mesures juridiquement fragiles, la haute juridiction a conduit à la suppression de plusieurs articles, obligeant les députés à revoir et affaiblir le texte lors de son examen en commission.

Le couvre feu numérique passe donc à la trappe… et c’est une bonne nouvelle.
Je ne suis pas certain, au delà de l’avis du Conseil d’Etat, qu’il y avait une majorité de parlementaires pour mettre en place ce dispositif qui n’existe qu’en… Chine.

Article Le Monde : L’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans fragilisée après son passage par le Conseil d’Etat.