Ingérences étrangères et élections municipales – Mes questionnements à la ministre déléguée de l’Intérieur.

J’ai interrogé la ministre déléguée chargée de l’Intérieur : les élections municipales sont désormais derrière nous.

À l’heure du bilan, les ingérences semblent avoir été limitées – c’est en tout cas l’analyse de Viginum. La création d’un réseau de coordination et de protection des élections constitue une avancée importante. Mais des améliorations restent nécessaires.

Plusieurs cas récents montrent que des attaques informationnelles, même de faible impact, peuvent être coordonnées et multicanales. Affiches en ville, relais sur les réseaux sociaux : ces méthodes hybrides posent la question de leurs instigateurs, qu’ils soient nationaux ou étrangers.

Autre enjeu majeur : les faux sites d’information locale.
Leur prolifération est préoccupante, avec des milliers d’articles générés et des dizaines de sites toujours actifs malgré les fermetures.
Comment lutter efficacement contre ce phénomène persistant ?

Enfin, une interrogation demeure : une candidate parisienne semble avoir bénéficié d’une visibilité sur les réseaux sociaux inversement proportionnelle à ses résultats électoraux. Publicité interdite ou soutien des plateformes ? Dans tous les cas, il est urgent de mieux encadrer ces dérives et de prévenir leur répétition à l’approche des échéances de 2027.

La question est désormais simple : quels moyens supplémentaires donner à Viginum pour faire face à ces nouvelles formes d’ingérence ?