Ce matin à Quemper-Guézennec, la pierre a pris racine, pour quelques semaines.
Sous les mains de Kito, un moai s’est dressé face au vent breton. Dans sa silhouette venue de Papa Nui, il y a la mémoire des ancêtres, le chant du large, et cette fraternité qui relie les rivages de Bretagne aux terres du Pacifique.
Entre la vallée des Saints et l’Île de Pâques, un pont invisible se dessine – un dialogue entre granit et tuf volcanique, entre traditions vivantes, entre peuples qui se reconnaissent par-delà les océans.
Aujourd’hui, ce n’est pas seulement une statue qui a été inaugurée.
C’est un geste de mémoire et d’amitié.
Un signe que la pierre peut unir les terres, et que l’art sait bâtir des passerelles là où la mer sépare.

