Suppression d’emplois chez Nokia : un contre-sens de l’histoire qui doit être revu de toute urgence

Ce lundi 22 juin, le groupe Nokia a annoncé aux instances représentatives du personnel son intention de supprimer 1.233 postes sur ses sites de Nozay et Lannion.

À Lannion, 402 postes seraient concernés, ce qui correspond à une division par deux du centre de compétences mondiales dans le domaine de la cybersécurité. Ce plan, d’une ampleur sans précédent, est un contre-sens historique et technologique qui ne saurait être accepté. 

Pour la première fois, la recherche et développement (R & D) n’est pas épargnée, en contradiction totale avec les engagements pris par Nokia en 2016 lors du rachat d’Alcatel-Lucent. Le groupe promettait alors de maintenir les effectifs français pendant deux ans et de recruter 500 personnes en R & D pour constituer un pôle de recherche central, notamment sur la 5G.

Les difficultés de l’équipementier sur la 5G ne sauraient le conduire à se priver de ses talents de Nozay et Lannion, sauf à acter définitivement un échec et se désengager du marché français sous couvert d’un projet de rationalisation de ses activités.

Cette décision inacceptable doit être revue de toute urgence, et je prendrai toute la part qui me revient dans les discussions à venir pour trouver une issue positive. 

A défaut, et sans défaitisme ni résignation prématurée, j’ai la solide conviction que l’écosystème trégorois saura s’appuyer sur ses jeunes pousses, TPE-PME et grandes entreprises pour consolider l’excellence de ses filières numérique et photonique. Son attractivité, reconnue de tous, reste soutenue par de très nombreux atouts qui ne se résument pas à la présence d’une seule entreprise.

crédit photo

22/6 sur France Info : Suppressions de postes chez Nokia

Le Lundi 22 Juin, j’était interviewé par France Info suite à l’annonce de la suppression de près de 400 postes sur le site de NOKIA Lannion, « Incompréhensible ». J’affirme mon soutien auprès des syndicats contre cette décision injustifiée.

Co-signature du courrier concernant la réouverture des plages

Le 29 Avril, je co-signais avec mes 57 collègues députés une lettre adressée au Premier Ministre ainsi qu’au Ministre des Sports demandant la réouverture des plages. Voici le contenu du courrier :

Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre,

Nous avons écouté avec attention le discours du Premier Ministre prononcé le 28 avril devant l’Assemblée nationale sur la stratégie nationale du plan de déconfinement dans le contexte de la lutte contre l’épidémie Covid-19.

Vous avez déclaré, Monsieur le Premier Ministre, que la vie sociale va reprendre progressivement et qu’ « il sera possible, les beaux jours aidant, de pratiquer une activité sportive individuelle en plein air, en dépassant évidemment la barrière actuelle du km et en respectant les règles de distanciation physique ». Nous approuvons cette mesure qui répond au besoin et à la nécessité de la pratique physique et sportive pour la santé et le bien-être de nos concitoyens.

Nous souhaitons cependant attirer votre attention sur le maintien de l’inaccessibilité des plages au public au moins jusqu’au 1er juin alors que vous levez l’interdiction pour les parcs et jardins dans les départements où le virus ne circule pas de façon active, de même que vous autorisez la réouverture des médiathèques, bibliothèques et petits musées dès le 11 mai.

Les espaces naturels sont propices à la distanciation physique. De nombreuses études médicales démontrent l’effet bénéfique du contact avec la nature sur la santé physique et mentale. Nous considérons que la pra- tique des activités aquatiques et nautiques y contribue largement. C’est pourquoi l’accès aux plages nous semble nécessaire pour permettre la pratique d’activités telles que le surf, le kitesurf, le kayak de mer, la voile, la nage…ainsi que le footing et la marche (nordique, aquatique). Ces activités ne sont pas statiques, peuvent se pratiquer sans proximité physique et sans présenter de risque.

Nous estimons que les départements où la circulation du virus est limitée (catégorie « vert ») sont en mesure de permettre ces pratiques en toute sécurité. Les Fédérations, Ligues, clubs et écoles du littoral ainsi que de nombreux collectifs locaux sont prêts à la mise en œuvre de ces activités en respectant le protocole sanitaire exigé pour protéger les pratiquants. Les fédérations de surf et de voile ont déjà engagé une réflexion avec l’ensemble des acteurs concernés, préfets maritimes, préfets, maires, collectivités territoriales et associa- tions locales pour faire des propositions quant aux possibilités de reprise.

La France est culturellement un pays de la plaisance et des loisirs nautiques. Nous plaidons pour un retour à l’océan et à la mer par l’autorisation de la pratique d’une activité physique responsable et citoyenne à partir du 11 mai. A l’instar de l’Australie, l’installation sur sa serviette ne serait pas autorisée. Le bord de mer sera un lieu de passage et non un espace de sédentarité, selon le concept de « plage dynamique ». Nous faisons confiance au sens des responsabilités de nos concitoyens.

Nous vous remercions pour l’intérêt que vous porterez à cette demande qui est l’expression de l’attente des habitants de nos circonscriptions littorales.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, Madame la Ministre, l’expression de notre très haute considération.

Bertrand Sorre Député de la Manche

Liliana Tanguy Députée du Finistère

  • 3. Madame Coralie Dubost, Députée de l’Hérault 
  • 4. Monsieur Alain Perea, Député de l’Aude
  • 5. Madame Sereine Mauborgne, Député du Var
  • 6. Monsieur Christophe Euzet, Député de l’Hérault
  • 7. Monsieur Lionel Causse, Député des Landes
  • 8. Monsieur Patrick Vignal, Député de l’Hérault
  • 9. Monsieur Hervé Pellois, Député du Morbihan
  • 10. Madame Blandine Brocard, Députée du Rhône
  • 11. Madame Pascale Fontenel-Personne, Députée de la Sarthe
  • 12. Madame Annie Chapelier, Députée du Gard
  • 13. Madame Jacqueline Dubois, Députée de Dordogne
  • 14. Monsieur Yannick Haury, Député de Loire-Atlantique
  • 15. Monsieur François Cormier-Bouligeon, Député du Cher
  • 16. Madame Véronique Riotton, Députée de Haute-Savoie
  • 17. Madame Danièle Hérin, Députée de l’Aude
  • 18. Madame Graziella Melchior, Députée du Finistère
  • 19. Monsieur Stéphane Travert, Député de la Manche
  • 20. Monsieur Bertrand Bouyx, Député du Calvados
  • 21. Madame Emilie Guerel, Députée du Var
  • 22. Monsieur Didier Le Gac, Député du Finistère
  • 23. Madame Claire Pitollat, Députée des Bouches du Rhône
  • 24. Madame Annaïg Le Meur, Députée du Finistère
  • 25. Madame Frédérique Lardet, Députée de Haute-Savoie
  • 26. Madame Sonia Krimi, Députée de la Manche
  • 27. Madame Sandrine Le Feur, Députée du Finistère
  • 28. Monsieur Pierre Cabaré, Député de Haute-Garonne
  • 29. Madame Alexandra Valette Ardisson, Députée des Alpes-Maritimes
  • 30. Monsieur Éric Bothorel, Député des Côtes d’Armor
  • 31. Monsieur Cédric Roussel, Député des Alpes-Maritimes
  • 32. Madame Béatrice Piron, Députée des Yvelines
  • 33. Madame Marion Lenne, Députée de Haute-Savoie
  • 34. Monsieur Jean-Michel Jacques, Député du Morbihan
  • 35. Monsieur Jimmy Pahun, Député du Morbihan
  • 36. Madame Laurence Gayte, Députée des Pyrénées-Orientales
  • 37. Monsieur Stéphane Claireaux, Député de Saint Pierre et Miquelon
  • 38. Monsieur Hervé Berville, Député des Côtes d’Armor
  • 39. Madame Cécile Rihac, Députée du Val d’oise
  • 40. Monsieur Stéphane Testé, Député de Seine Saint Denis
  • 41. Monsieur Pascal Bois, Député de l’Oise
  • 42. Monsieur Christophe Di Pompéo, Député du Nord
  • 43. Madame Amélia Lakrafi, Députée des Français établi hors de France
  • 44. Monsieur Christophe Blanchet, Député du Calvados
  • 45. Madame Ramlati Ali, Députée de Mayotte
  • 46. Madame Valérie Thomas, Députée du Puy de Dôme
  • 47. Monsieur Buon Tan, Député de Paris
  • 48. Monsieur Jacques Maire, Député des Hauts de Seine
  • 49. Madame Nicole Trisse, Députée de Moselle
  • 50. Monsieur Yves Blein, Député du Rhône
  • 51. Madame Mireille Clapot, Députée de la Drôme
  • 52. Madame Laetitia Saint Paul, Députée du Maine et Loire
  • 53. Monsieur Jean-marc Zulesi, Député des Bouches du Rhône
  • 54. Madame Perrine Goulet, Députée de la Nièvre
  • 55. Madame Sophie Panonacle, Députée de Gironde
  • 56. Monsieur Joël Giraud, Député des Hautes-Alpes
  • 57. Monsieur Yannick Kerlogot, Député des Côtes d’Armor

Courrier adressé à Emmanuel Macron, Président de la République,

Copie adressée à :

  • Monsieur Christophe Castaner, Ministre de l’Intérieur
  • Monsieur Olivier Veran, Ministre des Solidarités et de la Santé

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PASS Culture

Lancé l’an dernier sous la forme d’une web-application, le pass Culture est une plateforme qui géolocalise les offres et services culturels. Dans les quatorze départements où l’expérimentation a été initiée, près de 60.000 jeunes adultes ont déjà activé leur compte. Dotés d’un crédit de 500 euros utilisables pendant 24 mois, les bénéficiaires ont utilisé leur pass pour réserver plus de 200.000 offres, qu’il s’agisse de livres, de places de concert, de festivals, cinémas ou spectacles vivants, de disques, stages et cours de pratiques artistiques, d’instruments de musique ou de services culturels numériques. Près de 2800 professionnels de la culture se sont inscrits sur la plateforme pour proposer ces offres très diversifiées.

Ce projet gouvernemental vise à renforcer et diversifier les pratiques culturelles des jeunes Français, et à apporter à l’ensemble des acteurs culturels du territoire un nouveau canal de communication.

L’année de ses 18 ans, jusqu’à la veille de ses 19 ans, chaque jeune résidant en France pourra demander l’octroi d’une enveloppe de 500€ à dépenser pendant 24 mois sur le pass, parmi un large choix de spectacles, visites, cours, livres, musique, services numériques…

Le pass Culture est construit par et pour les utilisateurs et doit être en mesure de s’adapter à l’ensemble des réalités territoriales.

Pour répondre au mieux aux problématiques spécifiques à chaque territoire, le pass Culture est mis en oeuvre par phases, qui doivent prouver la pertinence de l’outil et permettre de l’adapter à l’ensemble des réalités.

Les départements ouverts sont les suivants :

  • Ardennes (08)
  • Bas-Rhin (67)
  • Doubs (25)
  • Guyane (973)
  • Hérault (34)
  • Nièvre (58)
  • Saône-et-Loire (71)
  • Seine-Saint-Denis (93)
  • Val-de-Marne (94)
  • Vaucluse (84)
  • l’ensemble de la région Bretagne (Côtes d’Armor – 22, Finistère – 29, Ille-et-Vilaine – 35, Morbihan – 56)

Rende vous sur le site du PASS Culture pour activer votre compte :

Lannion devient « Campus d’Excellence »

Le Campus des Métiers et des Qualifications de Lannion est lauréat du Programme d’Investissement d’Avenir « Territoire d’innovation pédagogique » et devient Campus d’excellence en numérique et photonique.

Ce résultat est l’accomplissement d’un travail collectif des acteurs du Campus, l’annonce officielle se faisait le jeudi 6 février au ministère de l’Education Nationale.

J’étais avec Agnès Pannier-Runacher, Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances sur le stand de Lannion pour lui faire découvrir les savoir-faire en matière de photonique et numérique de notre territoire.

L’action «Territoires d’Innovation Pédagogique» (TIP) vise à renforcer par différents moyens la capacité du système éducatif à atteindre ses objectifs fondamentaux. Pour cela, TIP finance des « démonstrateurs » de masse critique suffisante, qui ont vocation, en cas de succès, à être déployés plus largement.

Dotée d’une enveloppe de 250 millions d’euros, TIP contient 4 axes d’intervention consacrés :

  • Aux dispositifs d’orientation vers les études supérieures;
  • Aux solutions numériques pour l’orientation vers les études supérieures;
  • A la formation des enseignants et la dynamisation de la recherche en faveur de l’éducation;
  • A la constitution de campus des métiers et des qualifications.

Dans ce cadre, 4 appels à projets ont été lancés.

Le Campus des Métiers et des Qualifications de Lannion est lauréat de l’appel à projets « Campus des métiers et des qualifications » qui a pour objectif de renforcer les synergies entre les entreprises, les organismes de formation, les politiques publiques et l’évolution des territoires, notamment en décloisonnant l’action de ces différents acteurs.