Lettre du député Eric Bothorel

En cette rentrée 2021, je souhaite de nouveau m’adresser à vous.
Depuis 18 mois, notre pays fait face à une crise sanitaire et économique sans précédent, et nous avons agi sans relâche avec l’intérêt des Français au cœur de nos préoccupations.

Retrouvez l’intégralité de ma lettre ci-dessous.

Réunion pour l’autisme


Comme chaque année, j’ai réuni les services de l’État, l’Éducation nationale et les associations Autisme Trégor-Goëlo et Adapei-Nouelles pour faire le point sur les besoins du département afin d’améliorer la situation des enfants atteints de troubles du spectre autistique.

À l’école du Kroas-Hent, à Lannion, l’unité d’enseignement maternelle autisme a offert une solution à sept élèves atteints du trouble autistique. Sur le même modèle, une autre classe ouvrira à la rentrée prochaine à Loudéac. Nous n’avons jamais autant accompagné les enfants en situation de handicap en milieu ordinaire. Il n’y a pas une solution générique pour toutes les situations. À chaque fois, il faut du sur-mesure. Nous avons aussi évoqué l’urgence de la création d’une classe « Ulis pro » en lycée à Lannion et la nécessité d’agir pour les jeunes adultes en recherche d’emploi.

Je continuerai d’agir avec les acteurs du territoire afin d’améliorer la prise en charge et l’inclusion des personnes atteintes de trouble du spectre autistique, toujours dans un esprit d’échange constructif.

Vote par internet: voter n’est pas liker

Quel avenir pour nos représentants s’ils obéissent, au rythme de la dictature des sondages, à la versatilité du clic pour exercer leur mandat?

Chaque épisode électoral qui donne lieu à une baisse de la participation fait ressurgir au sein du débat public des questionnements, multiples et légitimes, parmi lesquels les modalités du processus électoral figurent en bonne place. Bien souvent, le vote par internet est présenté comme une solution qui, si l’on en croit de récents sondages, serait plébiscitée par les Français. 

À bien y regarder, pourtant, les choses sont moins évidentes qu’elles n’y paraissent. En témoignent notamment le niveau extrêmement faible de participation (12.93%) lors des élections consulaires, ou le vote électronique est possible, ou bien l’expérience estonienne qui ne permet pas de mettre en évidence un lien suffisamment probant entre vote électronique et mobilisation citoyenne. 

L’expérience estonienne ne permet pas de mettre en évidence un lien suffisamment probant entre vote électronique et mobilisation citoyenne.

Surtout, nombreux sont les observateurs à souligner que l’abstention, phénomène ancien, s’enracine dans des causes bien plus profondes: crise de la représentation, complexité excessive des politiques publiques, méconnaissance de l’incidence concrète de l’action des élus dans la vie quotidienne. Les Français ont malheureusement plus d’une raison de ne pas se sentir concernés par une élection. 

Alors, le vote par internet: panacée électorale ou solutionnisme technologique qui ne dit pas son nom? 

Je ne reviens pas sur l’équation, techniquement insoluble à ce stade, qui tenterait de concilier secret du vote et sincérité du scrutin, la littérature étant abondante. Il n’empêche, le vote sur internet ou sur application mobile est trendy. 

À l’heure où le temps politique rétrécit, le traitement de l’information répond aux exigences de l’instantanéité et les débats sont réduits à une “polarisation idéologique [qui] annule d’emblée la possibilité même d’une position nuancée” (Jean Birnbaum, Le Courage de la nuance). Et quand bien même les réseaux sociaux donnent l’illusion de réinventer les débats, de les élever, l’urgence et la fulgurance des claviers participent à toujours plus de confusion, à l’ère du “monothéisme des valeurs” (Marcel Gauchet), le bruit des micro-avis conduisant aux micro-décisions des élus. Dans ces conditions, faut-il succomber à la tentation de décider qui nous représentera en un seul clic? Quel avenir pour nos représentants s’ils obéissent, au rythme de la dictature des sondages, à la versatilité du clic pour exercer leur mandat? 

Faut-il succomber à la tentation de décider qui nous représentera en un seul clic?

Les technologies compressent l’espace et l’accélération de la vie moderne “pétrifie le temps”, si l’on suit le sociologue allemand Hartmut Rosa, l’action politique étant de plus en plus désynchronisée des évolutions sociales. Or, le développement de l’esprit critique, le civisme, nécessitent du temps –du temps long– des silences, des pauses, des doutes… propices à la réflexion. 

Croire le contraire, ce serait enfermer le citoyen dans le rôle d’une machine à voter, qui taperait 1 pour sauver son candidat préféré dans une émission de télé-réalité, et 2 pour choisir celle ou celui qui présidera au destin d’un pays. Le tout, seul, en faisant glisser son pouce sur l’écran froid d’un smartphone, entre le café et le reste de sa journée. Effort? Zéro. Réflexion? Limitée à la digestion des slogans qui prétendent tenir lieu de charpente idéologique à la construction du récit français. 

L’élection est le temps fort de la vie politique. À ce titre, et sans succomber à certains archaïsmes, elle nécessite un cérémonial qui la différencie des autres activités sociales. S’en priver, c’est transformer le vote en banale formalité numérique. 

Lire la propagande électorale, prévoir de réserver un peu de son temps un dimanche, parcourir les quelques mètres qui vous séparent d’un bureau de vote, en famille ou seul, ou mieux, en accompagnant son enfant qui, du haut de ses 10 ans, vous demande: “c’est quoi voter papa?”; évacuer ses doutes avec ceux qui font la queue au bureau de vote, ou chercher à convaincre parce qu’on est parfois citoyen militant, croiser les colistiers, les assesseurs, entendre son nom prononcé et la formule “a voté”. 

L’élection est le temps fort de la vie politique. À ce titre, et sans succomber à certains archaïsmes, elle nécessite un cérémonial qui la différencie des autres activités sociales.

Et si nous ne renoncions pas à ce que l’esprit civique se construise dans un cadre un tantinet solennel, presque initiatique? Il en va de notre capacité à préserver les fondements, notamment pour les jeunes générations, du sens de l’engagement citoyen et de l’apprentissage du rôle de l’électeur, qui ne va pas sans effort et, a minima, une implication marquée. 

Au lieu de lui donner satisfaction dans une sorte de “Vote and Connect”, n’est ce pas plutôt notre responsabilité, puisqu’il en a été beaucoup question, de convaincre l’Homme pressé que ralentir est parfois dans son propre intérêt, au service de quelque chose de plus grand que nous?

Non, voter n’est pas liker.

Tour de France 2021 : Rencontre avec Hakaroa Vallée

J’ai rencontré Hakaroa Vallée, adolescent de 16 ans, diabétique de type 1. Pour sensibiliser les citoyens à cette maladie, il a choisi de se lancer des défis sportifs. Le dernier en date : le Tour de France de cyclisme, avec un départ un jour avant les coureurs. Ainsi, en Tandem avec Jean-Luc Perez, champion du monde de l’ultra cyclisme, il effectuera le même parcours que les coureurs professionnels. Nous avons pu échanger sur les thématiques d’inclusion de ce handicap dans le monde professionnel ainsi que des discriminations subies. Cette rencontre fut l’occasion de lui apporter mon soutien dans ce combat juste et nécessaire.

Un jeune homme très inspirant. Très heureux de ma rencontre avec toi. Bon courage à toi et à tous ceux qui t’entourent pour ce tour de France à vélo. Ta cause est juste. Nous sommes avec toi. Et profite de cette belle étape dans la plus belle des circos.

Association Just did it sensibilisant au diabète de type 1, soutenons les.

Mes actions de la première quinzaine de juin

Je me suis déplacé à Brest afin d’évoquer le Service public de la donnée. Très belle séquence de travail cet après-midi à Brest sur le Service public de la donnée. Nous avons eu des débats denses avec Axelle Lemaire JF Marchandise Crédit Mutuel Arkea et Ifremer. Merci aux équipes de Brest Métropole de nous avoir impliqués avec civitéo et Jacques Priol. des échanges constructifs et dynamiques.

Je me suis rendu à la Cité des Télécoms de Pleumeur-Bodou ainsi qu’à la Fondation Orange afin d’assister à leurs travaux et d’échanger sur l’avenir du numérique et des Télécoms. Ce fut l’occasion d’évoquer l’arrivée de la 5G dans les Côtes-d’Armor, les nouvelles technologies, les problématiques environnementales liées aux nouvelles installations, et nous avons achevé ça par une agréable visite du Musée des Télécoms où j’ai pu découvrir les nouvelles activités proposées. Je leur souhaite une excellente réouverture.

L’AFPA de Langueux m’a accueilli fin que je puisse rencontrer les personnes impliquées dans le programme 1jeune 1solution. Merci à l’AFPA et toutes celles et ceux qui les accompagnent, les remobilisent. Quand les jeunes parlent d’avenir en retrouvant le sourire, c’est l’espoir qui renait.

J’ai rencontré les organisations syndicales de Nokia. Nous prenons acte de l’exécution du plan social, et j’exprime ma vive préoccupation sur la faiblesse des recrutements à date, constitutifs du projet de pôle cyber annoncé fin 2020. Je demanderai à rencontrer la direction. Je maintiens mes engagements.